Le sirop d’érable : En langue wendat,  se dit otsikhe'tändawanh, ce qui signifie littéralement « sucre fondu » ou « sucre liquide », dérivé du mot otsikhe'ta' qui signifie « sucre ». Cette appellation souligne la transformation traditionnelle de la sève en sucre par les peuples autochtones.

C'est un voyage fascinant à travers le temps ! Au Québec, l'érable n'est pas qu'un arbre, c'est un pilier de notre culture et de notre économie.

Le sirop d’érable : une histoire ancrée dans nos racines
Au fil des siècles, la simple sève sucrée recueillie au printemps
est devenue cet or blond, tant prisé au Québec et de par le monde.
C’est aux Premières Nations que nous devons la découverte de l’eau d’érable,
déjà récoltée bien avant l’arrivée des premiers Européens
dans le Nouveau Monde. Selon certains historiens, elles auraient découvert
l’eau d’érable en coupant l’écorce d’un érable pour ne pas mourir de faim.
À l’époque, le cambium des arbres, cette partie comestible entre
le bois dur et l’écorce, était un aliment de survie. Ils auraient alors
commencé à récolter l’eau d’érable et à l’utiliser notamment pour cuire le gibier, le maïs et les haricots.

Les érables à sucre rouges et argentés renferment un trésor,
la sève d’érable, aussi appelée eau d’érable.
Les températures glaciales de l’hiver québécois,
suivies du redoux du printemps,
permettent à cette précieuse sève de couler
et d’être récoltée dans les érablières du Québec.
Les produits d’érable purs à 100 %, comme le sirop,
le beurre et le sucre d’érable, sont fabriqués à partir de ce seul ingrédient.

L'histoire de nos  érables    de  1534 a 2024

1534
Découverte de l’eau d’érable «  orända ’».
Jacques Cartier est le premier Européen à découvrir l’érable à sucre et l’eau d’érable .
Un Wendat lui apprend que, dans sa langue, l’érable à sucre porte le nom de «  Wahta' ».

1608
Cuisiner autrement
En partageant leurs connaissances culinaires,
Européens et Wendat créent, au fil du temps,
une nouvelle façon de cuisiner. L’eau d’érable «  orända ’».sert, quant à elle, de boisson fortifiante.

1676
Découverte du sucre d’érable
Grâce au chaudron en fer apporté de France,
les Européens et les Wendat découvrent comment
fabriquer le sucre d’érable à partir de l’eau d’érable déjà utilisée par les Amérindiens .

1700
Une femme d’affaires qui a du flair
Le roi Louis XIV raffole des dragées, de petites confiseries de sucre.
Agathe de Repentigny, une femme d’affaires de Montréal,
lui en envoie au sucre d’érable. En 1701, elle exporte 30 000 livres de sucre d’érable vers la France.

1749
Les Wendat et les coureurs des bois mangent de la banique,
une galette faite de farine de maïs, de graisse d’ours et de sucre
d’érable, pour leur donner de l’énergie lors de leurs longs déplacements. La bannique (ou bannock) est un pain traditionnel autochtone emblématique au Canada, de forme ronde et dense, composé de farine, d'eau, de levure chimique et de matière grasse (saindoux ou huile). Facile à préparer, elle se cuit à la poêle, au four ou sur un bâton au-dessus d'un feu de camp.

1850 
Nouvelle technique d’entaillage
Les techniques d’entaillage s’affinent. On abandonne
le trait de hache pour le chalumeau de bois.

1868 
Les premières cabanes à sucre apparaissent.
Premières parties de sucre
Les premières cabanes à sucre faites de planches
sont construites au milieu du 19e siècle. Dès 1868 s’organisent
les « parties de sucre » destinées aux citadins nostalgiques
de leurs racines, un fleuron de la culture québécoise.

1876 
Le métal remplace le bois
Les chaudières d'eau d'érable et les chalumeaux de métal remplacent ceux en bois.

1889 
Invention de l’évaporateur
L’évaporateur, une invention américaine brevetée en 1889,
est adapté à la production du sirop d’érable au Québec par
les frères Small. Le chaudron de fer se voit peu à peu abandonné
en faveur de cet équipement, qui augmente la quantité et la qualité de la production.

1932
Invention du beurre d’érable
On invente le beurre d’érable en faisant bouillir le sirop jusqu’à 112 °C.

1951
La canne de sirop
La conserve de sirop d’érable de 591 ml fait son apparition
dans les supermarchés et entraîne un changement important :
la consommation du sucre d’érable est remplacée par celle du sirop d’érable.
C’est un concours de dessin qui a donné naissance à la légendaire
image que l’on retrouve encore aujourd’hui sur les « cannes » de sirop d’érable.

1970 
Arrivée de la tubulure
On installe de la tubulure dans les érablières.

2005
Identification des valeurs nutritives
On identifie des vitamines et des minéraux dans le sirop d’érable.

2010
Découverte du Québécol
Les chercheurs découvrent que le sirop d’érable contient une molécule,
le Québécol, que l’on ne trouve nulle part ailleurs dans la nature.
Le Québécol fait partie de la famille des polyphénols, des molécules bénéfiques pour la santé.

2013
Commercialisation de l’eau d’érable
En 2013 commence la commercialisation d’eau d’érable du Québec,
dont la qualité est garantie par la nouvelle certification NAPSI.

2016
Exportation mondiale
Les produits d’érable du Québec sont exportés dans plus de 60 pays.
Le Québec assure 72 % de la production mondiale.

2022
Une importante production
Le Québec produit en moyenne 150 millions de livres de sirop d’érable
annuellement, alors qu’un record est établi en 2022 avec plus de 211 millions de livres de sirop d’érable.

2024
Nouveau record
Les PPAQ enregistrent une nouvelle récolte record avec 239 millions de livres de sirop d’érable.
Le sirop d’érable est maintenant exporté dans plus de 70 pays.

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